Kassongo et Bouhi à l’affiche

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26.08.2013 08:49 Uhr

28 septembre à Porrentruy
Grande nuit des sports de combat

Bertrand Duboux

Deux représentants du Club pugilistique de Carouge, Cédric Kassongo (super-léger) et Bruno Bouhi (mi-lourd) seront à l’affiche de la grande soirée des sports de combat organisée à Porrentruy le 28 septembre prochain, pour la huitième fois, par le dynamique Farid Remini, ex-champion d’Europe 2001-2002 de boxe pied-poing. Au programme, notamment un combat de full contact et six combats professionnels de K1, dont deux en poids lourds, avec des spécialistes russes, tchèques, belges, français et suisses.

   Une grande soirée, à n’en pas douter, pour toute la région ajoulotte et même le Jura qui, dans les années 1980, avaient eu l’occasion de soutenir à plusieurs reprises le boxeur Jean-Charles Meuret, l’enfant du pays, alors entraîné à Berne par le fameux Charly Buehler. Désormais la roue a tourné et c’est une nouvelle génération qui tente désespérement d’assurer la relève dans un contexte économique difficile qui n’offre plus que de rares opportunités de monter sur le ring aux professionnels romands en activité.

   C’est pourquoi il faut remercier Farid Remini d’avoir ouvert son meeting à la boxe anglaise et d’avoir accepté de mettre à l’affiche deux combattants du CP Carouge, le Genevois Cédric Kassongo (26 ans) et l’Annemassien Bruno Bouhi (27 ans) . Tous deux sont au début de leur carrière et sacrifient actuellement à un entraînement intensif afin de justifier les espoirs placés en eux par l’entraîneur Giorgio Costantino et son compère  Silvio Chanton (manager).

   Fils de Mousse Moukandjo, fameux poids moyen genevois des années 1970, Cédric Kassongo est certainement l’un des jeunes les plus doués de la boxe suisse actuelle (4 succès, 2 nuls, 1 défaite). Souple et mobile comme un félin et doté d’une frappe sèche et très efficace. En mars 2009, à l’occasion de son troisième combat professionnel face au Français Chapelle, au Casino de Montreux, il avait même tapé dans l’œil de Jean-Claude Bouttier, sous le charme de ses qualités techniques. « Mon gars, t’as de l’or dans les poings ! Mais ta carrière, c’est toi, seul, qui la feras », lui avait dit l’ancien challenger mondial.

   Une carrière très prometteuse mais que le super-léger genevois n’a pas su faire décoller à cause d’une tendance à négliger la condition physique et à trop jouer sur ses qualités innées, ce qui lui a valu sa seule défaite, aux points, face au Bernois Ciano en décembre 2010. Et aussi à cause de plusieurs blessures qui ont stoppé son ascension, notamment deux ruputures des tendons d’Achille : cheville gauche en 2011, sans suivi médical approprié, puis cheville droite en automne 2012 alors qu’il venait de rejoindre les rangs du CP Carouge !

   Professionnel depuis novembre 2008 au Ring Star Vernier, Cédric Kassongo n’a ainsi disputé que sept combats en cinq ans, ce qui en fait un athlète totalement neuf sur le plan physique et l’autorise à nourrir de rééls espoirs. A condition d’accepter désormais la discipline et les sacrifices exigés par la haute compétition.  Une question de maturité mais qui conditionne son avenir immédiat face au Français Mikaël Lacombe (26 ans), ex-champion de full contact venu récemment à la boxe anglaise.

   Pour Cédric, jeune père de famille, il s’agit d’un combat de rentrée après deux ans et demi d’absence de ring !  Désormais rétabli et repris en main par Giorgio Costantino (qui a entraîné Scacchia, Chiarelli, Zavattini, Bossel, Sebihi et s’occupe actuellement de Kinigamazi), il découvre enfin les rigueurs d’une préparation physique poussée destinée à l’endurcir et le ramener au premier plan de l’actualité pugilistique. Car les ambitions sont là et il ne reste qu’à les confirmer sur le ring, comme pour Bouhi, son complice d’entraînement désormais.

   A 27 ans, Bouhi, lui, ne compte que trois combats pros à son actif (2 défaites, 1 succès). Une carrière entamée dans la douleur à l’occasion d’un séjour aux Etats Unis en 2011. Une mauvaise décision qui anéantit ses illusions après deux défaites coup sur coup et qui l’obligea à se remettre en question dès son retour en Europe. Venu au CP Carouge en automne 2012, le mi-lourd français est désormais licencié à Swiss Boxing. Il est bien décidé à repartir sur de nouvelles bases et à faire oublier ses débuts ratés après avoir notamment obtenu un ko magistral au 1er round face au Hongrois Molnar en février dernier à l’occasion du meeting annuel du CP Carouge. Une réussite spectaculaire qui lui a redonné confiance et surtout l’envie de poursuivre l’aventure. Son adversaire, à Porrentruy, n’est pas encore connu.

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