Benoît Huber a raté la marche !

«Zurück

03.10.2021 19:59 Uhr
Bertrand Duboux

Il n’aura pas fallu longtemps pour que Benoît Huber perde ses illusions sur le ring de la Wembley Arena, à Londres. Face au frappeur britannique invaincu Mikael Lawal (13-0-0), le champion de Suisse des lourds-légers (7-1-0) s’est incliné par KO technique au 3ème round après avoir été ébranlé par un crochet du droit qui a poussé l’arbitre à intervenir précipitemment pour mettre fin au combat. Une « décision prématurée » pour son coach-manager Philippe Abate, alors que le Valaisan avait déjà encaissé deux-trois coups appuyés au visage en fin de deuxième reprise, ce qui avait déclenché une hémorragie nasale.

Une mauvaise soirée pour Huber et son entourage, déjà aux prises avec une organisation déplorable à l’occasion de la pesée, la veille. Ce n’est que deux heures avant de monter sur le ring, sans avoir été préalablement averti que le combat était prévu dès 18h00 ! que Benoît a été sorti de sa sieste, à l’hôtel. Préparé en urgence, à peine échauffé, il n’a pas livré la prestation qu’on attendait.

Très sûr de lui (trop ?), il n’a pas été à la hauteur de l’événement. Mais surtout il s’est montré moins bon que lors de ses précédents combats. Un constat pas forcément en rapport avec ses vingt-et-mois d’inactivité dûe la crise du Covid. S’il a enlevé le 1er round, face à un adversaire plutôt réservé, il a échoué ensuite à faire la différence, pas assez précis et mis en confiance par la fausse passivité du Britannique. Vivement secoué à la fin de la 2ème reprise, il a ensuite été surpris après 1’36 dans le 3ème round, au point que l’arbitre n’a pas voulu laisser le combat se poursuivre.

Dans des circonstances plutôt rocambolesques, le Valaisan (il aura 35 ans à Noël) a raté la marche qu’il ne fallait pas, avec à la clé une performance décevante, hélas. Car les occasions à ce niveau-là sont plutôt rares pour un boxeur suisse. Et s’il a droit à quelques circonstances atténuantes, il n’est pas certain qu’une telle opportunité se représente, d’autant plus que le règlement lui impose désormais une pause de 26 jours.

Pour Benoît, dans une soirée à grand spectacle qui aurait pu lui ouvrir des portes inespérées, l’occasion était belle de booster sa carrière face à un adversaire de remplacement, certes invaincu mais à sa portée, disait-il. Redoutable frappeur lui-même, il misait surtout sur son punch et son efficacité pour sortir vainqueur d’un affrontement qui aura toutefois montré ses carences, et sans doute aussi ses limites.

VIDEO

Sponsoren

Partner