Rentrée des classes pour Kassongo et Bouhi

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18.09.2013 08:25 Uhr

Bertrand Duboux

18.09.2013 - Il faut savoir gré à Farid Remini, ex-champion d’Europe de kick-boxing, d’avoir accepté deux boxeurs du Club Pugilistique de Carouge au programme de son meeting des sports de combats, le 28 septembre prochain, à Porrentruy. En Suisse romande, les opportunités de monter sur le ring sont rares pour les professionnels de la boxe anglaise et l’occasion est ainsi offerte à Cédric Kassongo (super-léger) et Bruno Bouhi (mi-lourd) de retrouver le rythme de la compétition, en espérant que d’autres rendez-vous leur seront proposés dans le courant de la saison. 

Pour Cédric Kassongo, il s’agit ni plus, ni moins qu’un nouveau départ de carrière après deux ans et demi loin du ring, soit depuis sa défaite aux points face au Bernois Ciano le 26 décembre 2010 ! A trop vouloir miser uniquement sur ses qualités techniques, à court de condition physique ce soir-là, le jeune et talentueux super-léger genevois s’était battu lui-même… Par la suite, son instabilité et des blessures à répétition ont stoppé sa progression, notamment deux ruputures des tendons d’Achille : cheville gauche en 2011, sans suivi médical approprié, puis cheville droite en novembre 2012 alors qu’il venait de rejoindre les rangs du CP Carouge.

Entraîné désormais par Giorgio Costantino, Cédric a repris avec sérieux sa préparation en février 2013. Progressivement, puis plus intensivement de façon à « récupérer » le retard accumulé depuis ses débuts professionnels à l’ASB Châtelaine (aujourd’hui Ring Star Vernier) en 2007. Conscient de ses possibilités mais aussi de ses lacunes, il a accepté de souffrir comme jamais encore afin de rattraper le temps perdu et de retrouver le chemin du succès. Un pari sur l’avenir que le petit doué genevois, fils de Mousse Moukandjo, le fameux poids moyens des années 1970, est seul à pouvoir réussir à condition de respecter enfin, à 27 ans, les sacrifices et la discipline, bref les contraintes exigées par la haute compétition.

« Depuis deux mois, on a fait un gros travail foncier de préparation, mais aussi pas mal de sparring-partner, révèle Giorgio Costantino. Cédric a bien travaillé. Cette fois, il en veut ! Mais il n’était pas habitué à tant d’intensité d’entraînement et on voit qu’il a une fatigue musculaire. Mais on va le laisser bien récupérer et il sera prêt pour le 28 ».

 Avec seulement sept combats en cinq ans (4 succès, 2 nuls, 1 défaite), Cédric Kassongo (64 kg) est un athlète neuf sur le plan physique. Un atout qui peut jouer en sa faveur pour autant qu’il puisse évoluer sur un rythme élevé et puisse imposer son style spectaculaire, fait d’attaques et de remises foudroyantes en crochets et uppercuts, mais aussi d’esquives et de mouvements de jambes qui en font un artiste du ring, souple et mobile. Un véritable félin, comme l’avait reconnu Jean-Claude Bouttier en personne, en 2009 à Montreux. « Mon gars, t’as de l’or dans les poings ! Mais toi seul es responsable de ta carrière. A toi de savoir ce que tu veux en faire ! » lui avait dit l’ex-challenger mondial.

Désormais il n’y a plus de temps à perdre pour Cédric qui doit prouver à Porrentruy qu’il a retrouvé son meilleur niveau face au Français Bibi Ondoua, lequel remplace Mickael Lacombe, forfait pour manque de préparation ! Au contraire, le coriace Ondoua (27 ans) est très actif depuis ses débuts pros en avril 2011. Il compte déjà dix combats (6 succès, 4 défaites) et reste sur deux victoires aux points en mai et juin derniers.

Quant au mi-lourd Bruno Bouhi (27 ans), formé au BC Gaillard (Haute-Savoie), les années lui sont aussi comptées après un début de carrière raté aux Etats Unis en 2011 (deux défaites). Son succès spectaculaire face au Hongrois Molnar en février dernier, à Carouge, (ko 1er round) semble l’avoir remis en confiance et avoir aussi ramené en lui cette motivation nécessaire afin de poursuivre sa carrière. Son handicap est qu’il travaille de nuit et qu’il doit assumer seul une bonne partie de sa préparation, ce qu’il fait par des séances régulières de footing. Après avoir croisé tout de même les gants avec le lourd-léger chaux-de-fonnier Reshat Krasniqi, venu tout exprès à Carouge, il est prêt pour un 6 x 3. Il sera opposé au Bosniaque Fadil Pasalic, un néo-professionnel qui compte plus d’une cinquantaine de combats chez les amateurs.

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